MEDECINS CONDAMNES, PATIENTS EN DANGER
Santé-Solidarité Le 30 janvier 2004
NOUVEL APPEL AU SOUTIEN
des Drs COLIN et ROCHER de Rennes
Conseil national de L'Ordre des Médecins, Paris, 180 Bd HAUSSMAN
10 mars 2004, heure précisée ultérieurement
Poursuivis pour emploi de thérapies non éprouvées les docteurs Gérard COLIN et Liliane ROCHER ont été
une nouvelle fois radiés à vie à la suite de l'audience du 14/04/2003 de1a chambre disciplinaire de première
instance du Conseil de l'Ordre des médecins des Pays de Loire.
On s'en souvient, il est reproché à ces deux médecins rennais, respectivement qualifiés en chirurgie générale
/ urologie et médecine générale leurs pratiques de mésothérapie, homéopathie et phytothérapie et surtout
l'utilisation de procédés radiesthésiques divers.
Sur plainte initiale du Conseil Départemental de l'OM d'Ile et Vilaine du 18/02/2000, ces médecins ont fait
l'objet d'une première condamnation à Rennes, radiation à vie, prononcée par la section disciplinaire du
Conseil de l'Ordre de Bretagne.
Statuant en appel de cette décision, la section disciplinaire du Conseil national de l'Ordre des médecins
(Paris) a décidé le 20/11/2000 d'annuler ce jugement et de renvoyer l'affaire devant le Conseil régional des
Pays de Loire pour non resQect des droits de la défense.
A la suite de cette audience mouvementée qui n'a pu se dérouler normalement, 2 recours auprès du tribunal
administratif de Nantes ont été déposés pour violation des droits de la défense et excès de pouvoir.
Dès leur 2ème condamnation signifiée, les médecins ont fait appel une nouvelle fois au Conseil National.
Sans attendre le résultat des recours au tribunal administratif, le Conseil National de l'Ordre les convoque
pour une audience à Paris le 10 mars 2004.
Le commentaire des associations citoyennes de santé :
Ces deux médecins, qui ne font l'objet d'aucune plainte de patients, sont soutenus d'une part par un collectif
de personnes ou patients de leur clientèle et d'autre part par les associations citoyennes de santé regroupées
au sein de l'UNACS, au titre du libre choix thérapeutique, systématiquement et lourdement sanctionné par
l'Ordre. La radiation à vie est, dans le cas présent, peine exorbitante, extrême, eu égard aux "charges".
Ces deux médecins obtiennent de très bons résultats et nombreux sont les témoignages de satisfaction.
C'est la raison pour laquelle les patients et associations les soutiennent et les défendent. Ils estiment infondées les
charges qui leur sont reprochées.
Il n'y pas de plainte ni de témoignage à charge de patients. Il faut préciser
qu'au centre de leur dossier il y a une affaire de divorce propre à une famille de leurs patients. Deux parents
s'opposent et se déchirent avec l'enjeu de la garde des enfants. D'un coté le père, la grand mère et son scribe
(écrivain public totalement étranger à l'affaire), de l'autre la mère qui a la garde des enfants et se bat pour la
garder. Le père utilise les relations personnelles très proches qu'il a eues avec les deux médecins, amis de la
mère des enfants, pour les discréditer et espère ainsi gagner la garde des enfants.
On peut légitimement s'interroger si le droit commun n'a pas perdu son sens quand on sait les motivations
des témoins à charges, qui se réfèrent à la vie privée, qu'aucun témoin à décharge n'a été entendu et qu'il
n'est tenu aucun compte des très nombreux témoignages de satisfaction des patients.
Au lieu de s'en prendre ainsi à ce que les citoyens, patients usagers et consommateurs payeurs estiment être
de bons médecins, les associations demandent que L'Ordre s'attelle enfin aux problèmes qui sont les siens :
-
Effets désastreux de la surmédicamentation sur la santé des citoyens, et sur les finances de la
Sécurité Sociale.
- Conséquences dramatiques de l'abus des antibiotiques et des maladies nosocomiales.
- Profonde collusion des professionnels de santé avec l'industrie pharmaceutique.
- Abandon par dizaines de milliers de patients atteints de maladies sans traitement de la
médecine médicamenteuse chimique ou non reconnues.
Et surtout les associations citoyennes demandent que le pouvoiri juridictionnel d'exception de cette
organisation professionnelle soit totalement supprimé, les médecins devant bénéficier des garanties du droit
commun de la République comme tous les citoyens. De plus, on s'étonnera toujours de voir des juges
médecins allopathiques juger leur confrères exerçant d'autres spécialités pour lesquelles il n'ont aucune
compétence.
Dernière heure: Suite à l'audience du CO du 27/10/03 de Nantes, le
Dr SCHROEDER vient lui aussi
d'être radié à vie! Nous en sommes profondément affectés, préparons nous à le soutenir lui-aussi.
Modalités pratiques:
Les patients des 2 médecins se mobilisent en masse pour les soutenir et nous demandons à nos adhérents,
conscients d'une forme d'oppression médicale grave, de leur venir en aide, soit par leur présence physique
soit par un don (10 Euros conseillé et selon moyens) à l'ordre de Santé Solidarité. Ces dons serviront à financer le
transport des personnes qui accepteront de se déplacer.
Pour les personnes qui se déplaceront il sera demandé une participation minimum de lO euros également.
MERCI D'AVANCE
Renseignements et inscriptions:
Pour Nantes: Santé Solidarité 34 rue des Hauts Pavés (02 40 48 62 75 de 15h à 18h30)
Transport collectif par train ou par car selon les inscriptions.
Pour Rennes: Association Santé Liberté:
la Sémondière 53440 Marcillé-la-Ville tel. 02 43 00 70 65 à partir de 19 h. et tel. 02 99 39 51 63
Départ de Rennes: parking piscine Bréquigny
Départ de Laval: sortie 3, Mayenne, Louvemé
Venez chanter haut et fort pour défendre votre santé devant le Conseil National
De l'Ordre des Médecins
180 Boulevarrd Haussmann, 75 008 à PARIS
à l'occasion du procès en Appel des
Docteurs Lyliane ROCHER et Gérard COLIN
Le 7 octobre, ils ont été radiés à vie, condamnés pour charlatanisme, manipulation mentale, et comportement sectaire" par le Conseil
Régional de l'Ordre de Bretagne.
Il s'agit bien d'une volonté d'éliminer tous les médecins qui pratiquent des méthodes non classiques
de diagnostic et de traitement des maladies, et des médecines non conventionnelles pourtant approuvées
et reconnues par le parlement européen le 29 mai 1997 et le Conseil d'Europe le 4 Novembre 1999.
En s'acharnant ainsi sur ces médecins, en s'octroyant cette sorte d'emprise sur l'exercice des activités professionnelles
de ses membres, le Conseil de l'Ordre viole les principes généraux du Droit en même temps qu'il porte atteinte à liberté
de choix thérapeutique des citoyens.
Nous ne pouvons pas accepter qu'une institition corporatiste s'accapare le droit de justice, s'octroyant à la fois les trois
pouvoir d'enquête, d'institution et de jugement.
Non, aux derniers tribunaux d'exception,
Non, à une justice médicale expéditive,
Non à la pensée unique érigée en dogme par l'Ordre,
Non, à la soumission aux lobbies pharmaceutiques,
Oui, au libre choix thérapeutiques en France,
Oui, à la liberté des médecins pour le bien des malades,
Oui, à une véritable justice médicale en France.